


L'univers de Kalevala, la contrée des Héros
Le Kalevala
Ce grandeur nature (GN) a été nommé, Kalevala, la contrée des héros, en référence au mythe fondateur du peuple finlandais, le Kalevala. Cette mythologie est une série de chants poétiques racontant les aventures de héros légendaires finnois. Nous avons choisi cette mythologie pour son côté unique et mystérieux, mais aussi parce qu’elle diffère quelque peu des mythologies arthuriennes ou vikings par exemple, qui sont souvent l’inspiration pour les GN médiévaux fantastiques.
« Kalevala, la contrée des héros » est une donc une uchronie médiévale fantastique, inspirée du folklore et de l’histoire européenne du Xe siècle.
Bien que guidé par les éléments de cette époque, il est important de préciser que l’activité n’est pas un GN de reconstitution historique et est tapissée d’éléments fantastiques. L’univers dans lequel les aventuriers gravitent, est un univers parallèle suivant la trame historique connue du Xe siècle. Pour cette raison, des déviations et interprétations des éléments historiques sont intégrées pour le plaisir et le jeu des participants.
Le conte du Kalevala, qui est à l’origine du GN, contient tous les éléments nécessaires à la création d’un monde fantastique unique et excitant. Cette épopée légendaire du peuple finnois influence les fondements du GN comme la mythologie, les dieux, la magie et les protagonistes. Comme les monstres et autres phénomènes sont inspirés du folklore européen très varié, son histoire est riche d’imaginaire et de créatures légendaires variées aussi. Nous avons donc regroupé quelques-uns des éléments d’histoire et de légendes ou récits qui ont dessiné l’univers que vous vous apprêtez à explorer.

Le monde au Xe siècle
L’aventure de « Kalevala, la contrée des héros » se déroule dans le contexte historique du 10e siècle. Prenant racine dans un petit village isolé du peuple finnois (la Finlande actuelle), l’aventure débute en l’an 900, période historique incertaine en Europe. Les Finnois ne sont à ce moment qu’une simple tribu non politiquement organisée, éloignés des royaumes et empires de l’Europe et du bassin méditerranéen. L’endroit est isolé et peu accessible : seuls les plus aventureux ou désespérés osent s’y aventurer. Kaskinen, un petit village reclus au cœur du pays des Finnois, est la terre d’assise de ces aventures.
Les aventuriers (les joueurs) proviennent donc de l’Europe et des régions limitrophes et rejoigne Kaskinen au pays des finnois à la recherche de fortune, savoir et gloire . Si vous désirez en savoir plus sur l’histoire du monde de cet époque, vous n’avez qu’à faire des recherches sur l’histoire du 10e siècle ou vous référer aux liens fournis dans la liste des peuples que vous trouverez dans le livre de règles. On vous invite également à consulter la carte ci-dessous pour faire votre choix de votre peuple d'origine.
Inspiration pour costumes
Bien que notre grandeur nature ne soit pas une reconstitution, nous encourageons nos protagoniste à revêtir des accoutrements en lien avec l'époque de l'aventure. Afin de vous inspirés, vous pouvez vous inspirées, entre autres, de deux séries télévisées populaires qui embrassent bien le style de cette époque. Premièrement, il y a la populaire série « Viking », qui se déroule entre 793 et environ 830. Cette période est antérieure au GN, mais compte tenu de l’évolution lente des styles et de l’armement à cette époque, les références demeurent valides. Deuxièmement, la série « The Last Kingdom », qui se déroule entre 870 et 910, soit à l’époque de Kalevala, la contrée des héros. Bien qu’elle se déroule en Angleterre, plusieurs éléments sont semblables d’une région de l’Europe à une autre : les protagonistes sont Danois (Viking) ou Saxons en majorité et le niveau de développement des habits, armes et armures se ressemblent. Vous trouverez également une série de représentations historiques pour vous inspirer dans notre livre de règles.
Le monde de Kalevala, la contrée des Héros


L'histoire de la magie au Kalevala
Bien que la magie ne soit pas commune dans l’Europe de l’an 900, son existence est suspectée par la majorité et connue de certains. Cependant, partout où la religion d’un dieu unique est présente, la pratique de la magie est considérée comme étant une pratique païenne qui doit être éradiquée. Le pays des finnois, encore païen, est un donc oasis pour les mages de l'Europe.
La pratique de la magie en Europe et dans ses régions limitrophes
Il y a de cela environ 1500 ans, une petite communauté italienne commença son essor fulgurant pour atteindre un statut mythique, soit Rome et son Empire. La plupart des historiens attribuent ce succès, soit à leur capacité militaire, leur logistique ou leurs routes. Cependant, un important élément à la base de leur puissance est l’utilisation de la magie par les Romains. Or, la magie, pratiquée depuis l’antiquité, est un secret bien gardé.
Au fur et à mesure de leur expansion, les Romains ont pu acquérir de plus en plus de connaissances sur la pratique de la magie qu’ils ont extirpé de leurs ennemis défaits et des contrées conquises. Étant également un peuple d’érudits, les Romains prirent le soin de cataloguer et répertorier l’ensemble de leur savoir magique dans des écrits de leur langue, le latin. Ainsi, depuis plus de 1000 ans, le langage de la magie est le latin.
La naissance et l’expansion des religions monothéistes ont influencé la place de la magie au sein de l’Empire romain et des peuples de l’Europe. En effet, comme la magie était associée aux anciens panthéons, elle était perçue comme un adversaire spirituel d’importance aux religions avec un dieu unique. Ainsi, ces religions et leurs clergés décidèrent de bannir sa pratique en raison de son caractère païen et blasphématoire. En somme, plus ces religions prirent de l’expansion, plus la pratique de la magie périclita dans les différentes sociétés où elle était présente.
L’arrivée de la religion monothéiste au sein de l’Empire romain et la diminution de la pratique de la magie parmi les Romains pourraient être un élément clé dans la chute de l’Empire alors que celui-ci perdit son avantage comparatif vis-à-vis des autres peuples de l’Europe et des régions limitrophes.
Aujourd’hui encore, les grands royaumes de l’Europe et de ses régions limitrophes, qui ont adopté une religion monothéiste, interdisent la pratique de la magie. Les mages y sont persécutés et parfois pourchassés en raison de leurs pratiques blasphématoires. Dans les régions où l’une de ces religions n’a pas encore été implantée, la pratique de la magie est encore permise et présente.
Ainsi, comme aucune autre grande nation n’a pris le relais dans l’écriture et dans le fait de répertorier la pratique de la magie sous forme écrite, les sorts et la pratique de la magie se font en latin, encore aujourd’hui. Pour cette raison, les sorts magiques doivent être incantés en latin, soit le langage de leur conception.
Les connaissances magiques d’aujourd’hui sont donc largement appuyées sur les anciens écrits des Romains qui nous sont parvenus. En raison de la montée en puissance des clergés, la transmission de ce savoir est interdite et la plupart des écrits sur la magie ont été détruits avec le temps. De ce fait, l’étude de la magie est limitée et les capacités de magiciens de pouvoir traduire de manière adéquate les textes romains afin qu’ils conservent toutes leurs puissances magiques sont très limitées. Cependant, une telle chose n’est certainement pas impossible si des moyens importants y sont consacrés dans des régions où la pratique de la magie est permise.
Certains aventuriers tentent encore de retrouver les écrits des Romains sur la magie afin de retrouver une partie de leur savoir. De plus, comme le savoir magique des Romains était principalement partagé par tradition orale, la manière dont ils pratiquaient la magie s’est répandue au-delà de zones conquises. Ceci pourrait expliquer que des adeptes de la magie d’autres contrées possèdent aujourd’hui certains éléments de ce savoir perdu.
La pratique de la magie au pays des Finnois
Les grands enchanteurs légendaires de la Finlande étaient également de grands voyageurs. Durant un de leur voyage au-delà de la mer et de la forêt de Finlande, ils ont appris l’art magique venant de la lointaine contrée romaine. À leur retour au pays du Kalevala, ils ont mis en application ces nouvelles connaissances magiques apprises auprès des Romains. Le savoir magique et les incantations en latin se sont ainsi propagés au sein des Finnois au fil des générations.
Les dieux du Kalevala
Le royaume du divin du Kalevala est axé principalement sur les éléments de la nature qui tapissent tous les chants. Bien que les dieux finnois soient présents et actifs, ce sont les éléments de la nature qui influencent davantage la magie et donnent de la force aux héros de cette œuvre. Pour cette raison, ces éléments ont été extraits en 5 domaines principaux et ce sont ces domaines qui orientent le panthéon de l’univers de Kalevala, la contrée des héros.
Les 5 domaines sont le ciel, l’eau, la terre, la forêt et la mort. Chacun de ces domaines a ses représentations divines et abrite autant de créatures ou entités bonnes que mauvaises.
Le ciel
Le domaine du ciel inclut les astres du ciel, l’air et le climat, c’est-à-dire ce qui se retrouve au-dessus de la tête des hommes et des animaux et qui influence l’endroit où ils vivent.
Ukko, Dieu du ciel, de l’orage et de la guerre. Il contrôle le tonnerre et le climat. Il a frappé le ciel du premier feu. Il est l’époux de Akka, déesse de la terre.
Ilmatar, Déesse de l’air. Déesse vierge de la mythologie finnoise, elle est décrite comme la fille de l’air. Elle est à l’origine de la terre, du soleil, de la lune, des nuages, de ciel, etc. Elle modela le monde de son corps céleste.
L’eau
Le domaine de l’eau inclut l’océan, les mers, les lacs et les rivières ainsi que toutes autres manifestations de l’eau dans la nature telle que la pluie et la brume.
Ahti, Dieu de l’eau et de la pêche. Il est l’époux de Vellamo et ils demeurent tous deux dans le palais sous-marin de Ahtola.
Vellamo, Déesse de l’eau, des lacs et des mers. Les pêcheurs prient pour elle dans l’espoir de pêches miraculeuses. Vellamo peut également contrôler les tempêtes et les vagues. Son nom signifie « mouvement de l’eau et des vagues ».
La forêt
Le domaine de la forêt représente la nature sauvage aux yeux des Finnois, mais aussi un bassin généreux de ressources (fourrures, bois, gibier, etc.). La forêt peut être dangereuse et bienfaitrice à la fois.
Tapio, Dieu de la forêt. Les chasseurs le prient avant une chasse. Son épouse est la déesse de la forêt, Mielikki.
Mielikki, Déesse de la forêt et épouse de Tapio. Dans un pays où la forêt est centrale, car elle abrite les animaux qui sont chassés, elle permet la cueillette et le pâturage du bétail, il est jugé très important de s’assurer de bonnes relations avec la déesse des forêts. Mielikki est une guérisseuse habile qui a la connaissance des herbes médicinales et aide aussi les humains s’ils savent communiquer avec elle en formulant correctement leur demande.
La terre
Le domaine de la terre est lié aux cultures, aux récoltes et aux manifestations humaines. Sa représentation est la terre qui nourrit les hommes et leur permet de bien vivre.
Akka, Déesse mère de la terre et de la fertilité. Elle est l’épouse d’Ukko.
Pekko, Dieu des cultures et des récoltes. Il gratifie les hommes de leurs efforts pour cultiver la terre nourricière.
La mort
Le domaine de la mort accueille tous les humains, bons ou mauvais. Tous sont égaux dans la mort et vont vivre en Tuonela. Les dieux de la mort et leurs créatures accueillent les personnes décédées dans leurs domaines, sans chercher à répandre la mort au royaume des hommes.
Tuonetar, Déesse des mondes souterrains et matriarche de la mort. Elle est la femme de Manala, avec qui elle règne sur le monde des morts, le Tuonela. Quiconque arrive à Tuonela se voit offrir un gobelet d’or par Tuonetar. Mais il s’agit d’un poison sombre à base de grenouilles, de jeunes serpents venimeux, de lézards, de vipères et de vers. Quiconque boit le breuvage, connu sous le nom de bière de l’oubli, oublie qu’il n’a jamais existé et devient incapable de retourner sur la Terre des vivants. Si quelqu’un tente de quitter Tuonela, Tuonetar le plonge dans le sommeil avec sa baguette magique et son fil tisse mille filets de fer et de cuivre afin de le capturer s’il tente de s’échapper sur le bord de la rivière. Elle est la mère de nombreuses plaies, maladies, démons et autres monstres.
Manala, Dieu des morts, époux de Tuonetar et gardien du royaume des morts. Il habite avec son épouse Tuonetar le sombre pays de Tuonela, dont aucun voyageur ne revient.



